|
|
Les
nouveaux ateliers de l’imaginaire Les dimensionnements mobiles retenus aujourd’hui comme interfaces par un nombre de plus en plus grand d’artistes et créateurs ou encore l’enracinement identitaire fort laissent aujourd’hui une place grandissante à des artistes qui s’inspirent d’images qu’ils codifient eux-mêmes, à leur manière, en harmonie avec leur perception du quotidien - celles des monuments, des mythologies, de l’histoire…-. A l’heure des territoires de la connaissance, le retour des créateurs aux mondes de la mémoire rejoint les exigences des communautés de pratiques. Cette exigence de références, de citations et de perceptions - qui est loin d’être nouvelle dans le monde de l’art - renvoie avec force aux nécessaires expertises valorisées par une économie toujours d’avantage basée sur le savoir. Après un statut de marginalité plus ou moins assumée, l’artiste se fait ainsi modèle et guide dans le domaine des ressources de l’immatériel. Sa passion de toujours pour la recherche lui permet en outre de rejoindre, comme souvent au moment des grandes mutations technologiques et intellectuelles, les chantiers de l’innovation et donc les chantiers du monde scientifique. Deux praxis se conjuguent ainsi sous nos yeux, transcendant les mythes et aboutissant à une nouvelle réunion des arts et des sciences sous l’égide de perceptions cognitives inédites, celles par exemple mobilisant les espaces de la réalité virtuelle et l’immersion dans l’image. Le présent programme a donc pour objet de développer, en vue singulièrement d’une meilleure collaboration entre acteurs culturels, économiques et territoriaux, les analyses récentes sur les pratiques artistiques contemporaines et singulièrement leurs choix d’interfaces - en dehors souvent du monde institutionnel - et surtout leur inscription territoriale. Responsable du programme : Luis Troncoso
|