| |
Le réseau européen
des villes numériques a été créé
pour rassembler les acteurs territoriaux et les porteurs de projets
locaux dans le domaine des infotechnologies en Europe.
Après trois années consacrées à une radiographie
d'expérimentations dans de nombreuses collectivités
de la Communauté européenne, ce réseau s'efforce
aujour'’hui de favoriser la synergie entre les acteurs concernés
(dans la réalisation de véritables contenus pour les
futurs réseaux haut débit par exemple) et une réelle
prise en compte de ce domaine par la recherche.
La nouvelle déclinaison de l'usage des infotechnologies à
l'échelle des territoires est à l'origine de sa constitution.
Depuis plusieurs années, l'impact d'Internet et des réseaux
a en effet donné naissance à maintes rhétoriques
plus ou moins savantes, plus ou moins informées, exutoire idéal
en tout cas des traditionnels discours sur l'agora et la plus ou moins
grande égalité face aux nouveaux usages naissants. La
glose ainsi constituée a fini par occulter l'essentiel, à
savoir les réalisations des acteurs territoriaux. Ce sont eux
qui ont souhaité la constitution d'un lieu de rencontres et
d'échange d'expériences à l'échelle de
l'Europe, la seule naturellement qui puisse aujourd'hui constituer
un horizon de dissémination des vrais modèles.
La recherche universitaire, longtemps écartée des débats
autour des impacts économiques et sociétaux d'une telle
mutation territoriale, est aujourd'hui prête à apporter
des savoirs d'autant plus indispensables qu'ils ont le plus souvent
intimement liés à l'identité locale dont la résurgence
constitue indéniablement le fait marquant des usages du Net.
Sans une contribution forte des meilleurs experts, cette nouvelle
étape ne permettrait guère de formuler de manière
rigoureuse les analyses et préconisations dont les divers acteurs
ont besoin.
A cette fin, l'organisation traditionnelle d'une entité telle
que le RVN doit se plier à plusieurs exigences.
En tout premier lieu, il ne s'agit nullement de constituer une nouvelle
entité rassemblant les seuls élus, mais une structure
- la plus légère possible - conviant tous les acteurs
territoriaux à être présents à leur côté,
de même que les chercheurs et les représentants des média,
eux-mêmes bien souvent à la recherche d'une réelle
mise à disposition informationnelle que le RVN entend leur
assurer.
Le temps n’est plus de toute manière à distribuer
des hochets nationaux à ceux qui se seraient plus particulièrement
distingués par un fonctionnement particulièrement pertinent
de leurs services de communication.
Tous les acteurs souhaitant réfléchir et s'informer
en la matière sont évidemment conviés à
participer à ses activités. L'organisation des rencontres
et séminaires est donc confiée à tous ceux qui,
à travers l'Europe, souhaitent contribuer à ces débats
et ces rencontres, occasion essentielle d'analyser les réalisations
et les projets de chacun, et ceci en étroite liaison avec tous
les autres organismes intéressés par de tels objectifs.
La prise en compte notamment des nouveaux territoires destinés
à rejoindre l'espace communautaire européen apparaît
d'autant plus importante que les véritables projets des prochaines
années ne pourront s'envisager sans véritable travail
collaboratif entre collectivités et territoires et sans mise
en réseau des pôles de compétence.
Participer à l'élaboration des composantes de l'intelligence
territoriale constitue le souci premier du Réseau Européen
des Villes Numériques.
Rassembler ainsi à cette fin élus et acteurs de tous
horizons, chercheurs et experts, en étroite liaison avec les
instances européennes, constitue donc l'objectif même
de son action.
La structure a donc pour but l'accompagnement des collectivités
territoriales dans leurs projets impliquant les technologies numériques
(mise en ligne du patrimoine culturel, espaces d'accès multimédia,
création de pôles économiques tels que les pôles
images que le RVN s'efforce de mettre en réseau à l'échelle
de l'Europe, services en ligne…), la création de réseaux
européens de collectivités partageant en la matière
des objectifs de même nature, l'élaboration de projets
pour la Commission Européenne et naturellement l'organisation
ou le parrainage de formations dans les domaines de l'audiovisuel,
de l'informatique et du multimédia, en définissant et
en établissant surtout les liens et interactions existant entre
ces trois domaines dans leurs applications concrètes.
L'Observatoire
européen des Espaces Multimédia constitue aux
côtés du Réseau un véritable outil d'action.
L'accès à Internet au travers notamment de l'aménagement
de lieux spécifiques est en effet apparu comme un champ majeur
pour toutes les actions destinées à favoriser de nouvelles
formes de transmission de savoir. Il convenait de disposer d'un outil
scientifique d'analyse et d'évaluation à l'échelle
de l'Europe afin d'accompagner notamment entités publiques
nationales et régionales et acteurs de télécommunication
dans leur démarche de création de nouveaux lieux de
sociabilité et d'accès aux réseaux du futur.
La crainte des responsables scientifiques de l'association était
de voir ces opportunités gâchées par une non-prise
en compte de la mémoire des acquis pédagogiques des
expérimentations menées dans un passé récent
dans ce domaine, mais aussi par l'ignorance de ce que pourra être
l'évolution d’Internet dans les années à
venir.
L'Observatoire vise notamment à accompagner les acteurs locaux
et institutionnels dans la mise en place et le fonctionnement des
espaces multimédia, étudier les moyens pédagogiques,
humains et techniques nécessaires pour fédérer
les initiatives et optimiser les chances de réussite et d'efficacité
de chacun des projets, créer enfin un contexte favorable au
développement de nouvelles dynamiques sociales.
Plusieurs thèmes de travail sont au cœur de la réflexion
des membres de l’Observatoire : le développement des
territoires, la facilitation de l'action des acteurs économiques
locaux (artisans, PME…) et l'insertion professionnelle.
L’Observatoire contribue à répondre à différentes
problématiques : la formation des animateurs, l'optimisation
de l'offre de services, les aspects économiques, l'orientation
sectorielle et la spécialisation des espaces, l'émergence
de nouveaux usages, la mise en place de partenariats publics et privés
et évidemment la mise en réseau des divers acteurs et
les actions d'information et de formation en régions. Il constitue
enfin un outil de veille et d'expertise qui permet de repérer
les innovations à l'échelle européenne, afin
de les mettre en synergie.
Pour accéder au site: http://www.espaces-multimedia.org.
Le
Club d'Analyses Prospectives a été précisément
crée à cette fin. Son objectif aux côtés
du Réseau a toujours été de permettre de véritables
rencontres entre décideurs d'horizons divers d'une part, chercheurs
et créateurs d'autre part. Les rencontres leur permettent d'échapper
au double défi des impacts sociétaux de l'usage des
réseaux : celui d'une mémoire de plus en plus nécessaire
et présente - d'où un rôle nouveau des historiens
à cet égard -, celui d'autre part d'une prise en compte
des technologies déjà présentes dans les laboratoires
et qui nous permettent aujourd'hui une certaine visibilité
des possibles à l'horizon 2004-2005. A une échelle plus
éloignée dans le temps, le Club a participé au
groupe de réflexion « Internet Society 2020 » créé
sous son parrainage à Bruxelles à l'automne 2000.
De nombreuses rencontres ont rassemblé
à ce jour les acteurs européens de la numérisation
des territoires engagés dans des actions significatives dans
ce domaine et soucieuses d'’un véritable accompagnement
scientifique.
Compte-rendu
moral d’activités du RVN 2001
Les grands axes
d’activité du RVN 2002 - 2004
|