La présente intervention fait suite à plusieurs articles et communications ayant pour objet de décrire un tableau des territoires numériques espagnols. On ne reviendra donc pas ici sur Valencia ou Logroño, ni sur le rôle des petites collectivités qui ont souvent servi d’amorçage à des plans autrement plus avancés dont nous pouvons aujourd’hui suivre avec d’avantage de précision les objectifs et les premiers résultats. Une stratégie de e-services particulièrement volontaire et efficace est à l’œuvre est le fait, très clairement, de collectivités qui visent un statut de villes apprenantes et où la stratégie municipale veille à une formation susceptible de compléter ses atouts de compétitivité. La sémantique omni-présente de la « société de la connaissance s’y trouve aux antipodes des rhétoriques politiciennes. Un journal tel que La Tribune a ainsi évoqué le 24 octobre dernier un « nouvel âge d’or espagnol », où au demeurant les régions avaient davantage de moyens que l’Etat. Un nouvel itinéraire de l’Espagne territoriale de demain se dessine donc avec des villes repensent leur fonctionnement - voire, de manière on ne peut plus pertinente, leurs modèles mêmes - pour créer de nouveaux services. Mais c’est aussi le moment de revenir, alors même qu’elle va accueillir le Forum mondial de la culture, sur les caractéristiques mêmes de la stratégie d’une ville comme Barcelone, au fond pas si différente que cela aujourd’hui de bien d’autres collectivités espagnoles.
II - Les projets de Barcelone à la veille du Forum mondial de la culture III - Les collectivités, vraies instances de décision en matière d’administration électronique. Annexe : panorama des collectivités les plus engagées en Espagne dans le domaine de l’administration électronique et de leurs actions actuellement en cours (à partir des récents travaux de recension menés par la Fondation Auna).
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