Villes intelligentes et territoires apprenants

Programme « Villes intelligentes et territoires apprenants: les villes et les pôles de la connaissance »

Nom de l’auteur: GARCIA VITORIA Laura

Date de rédaction: 31/12/2004

Programme
Villes
intelligentes et territoires apprenants: Les villes et les pôles de la connaissance
Responsable: Laura Garcia Vitoria
Resumé

laura_garcia_vitoria_oficialOn sait que ses travaux sur la résolution de problèmes par des groupes amenèrent Herbert Simon au début des années cinquante à développer l’idée de transposer aux organisations la notion d’apprentissage et les approches cognitives: un système – une organisation, un territoire – peut apprendre, construire et traiter de l’information.

Le concept de savoir organisationnel apparaît au milieu des années soixante-dix. A la base de l’apprentissage organisationnel se développe l’idée qu’un système est une construction cognitive et qu’il peut donc apprendre et ainsi développer son intelligence et résoudre des problèmes complexes.

Pour Alain Bouvier, « une organisation intelligente ou apprenante est un système d’action, de conduite de l’action et d’apprentissage collectifs, qui s’organise pour apprendre en permanence, capitaliser ses savoir-faire et ses compétences, pour les transmettre et se transformer volontairement pour atteindre ses objectifs en fonction des évolutions de son environnement, de ses ressources, de sa culture, et des représentations des groupes d’acteurs en son sein » [1]. Elle s’inscrit clairement dans le paradigme systémique et la pensée complexe.

Un système, une ville, un territoire peut ainsi être dit intelligent lorsqu’il réunit certaines caractéristiques récemment énumérées par Alain Bouvier [2]. S’il privilégie naturellement les apprentissages de l’ensemble des acteurs, il est surtout constitué et structuré à partir de savoirs – notamment des savoirs organisationnels – et de savoir-faire.

Il favorise et valorise naturellement toutes formes de partenariats et de coopération et naturellement le travail en réseau, mais il est surtout imprégné d’une culture de l’expérimentation, de l’innovation, de la qualité et surtout du benchmarking. Il a naturellement une culture aussi de l’évaluation – doté qu’il est d’indicateurs et d’instruments de mesureet se trouve fortement articulé à son environnement. Laura Garcia Vitoria.

Les carnets de la société d’histoire et de théorie du design, N° 2 octobre 99, editions de l’Abbaye des Prémontrés.
Les recherches relatives au « Programme Villes et Territoires de la Connaissance » effectués par ARENOTECH


[1] Alain Bouvier, Management et Sciences cognitives, Paris, 2004

[2] Ouvrage cité, page 64