1. laura2018_Trois entités novatrices,
  2. Trois projets initiateurs,
  3. Trois regards évolutifs.

Du Réseau «Territoires de Demain» pour un monde de demain

1. ARENOTECH

Elle est un réseau d’enseignants, de chercheurs et d’acteurs territoriaux né à la suite de l’Appel de Venise lancé au Musée Correr au printemps 1996. L’ONG «Art Éducation Nouvelles Technologies» est lancée à la demande du Ministère de l’Éducation français sous forme de consortium pour une économie territoriale de la connaissance. Elle a donné naissance, aux côtés du Réseau européen des Villes Numériques, à la Fondation des Territoires de Demain.

A l’heure de la genèse d’une Knowledge Society, c’est toute une épistémè qu’ARENOTECH propose de réécrire, c’est une plate-forme de savoirs et de références qu’elle constitue à l’échelle internationale. Dans le domaine de l’élaboration de systèmes de savoirs, de leur gestion et de leur transmission, les processus d’innovation et les transferts de compétences retiennent ainsi toute son attention, au travers de la création notamment d’environnements régionaux d’apprentissage.

ARENOTECH a à son actif des nombreux colloques et séminaires dans le domaine des mutations culturelles et éducatives contemporaines. Le réseau qu’elle constitue poursuit l’ambition de fournir une réelle visibilité à tous les acteurs des mutations contemporaines.

Elle a dirigé du côté français le projet européen: MOSAIC (Trans-European Telecommunications Networks – INFSO) et Weest (Direction Éducation Culture de la Commission Européenne)

2. Réseau des Villes Numériques

Elle est née dans l’amphithéâtre de «Sources d’Europe» à La Défense en 1997. Grâce aux multiples activités de structures telles que ARENOTECH, le Club d’Analyses Prospectives (nés en 1995) ou de l’Observatoire des Espaces Multimédia (né le 7 mai 2001), ce sont des équipes de l’Association (devenue «Réseau européen des Villes Numériques» le 29 mai 2001) a été accompagné par bien des collègues d’institutions françaises et étrangères -de la Cité des Sciences (avec notamment son événement fondateur du Mois des Villes Numériques de février 1998 à la Commission Européenne -.

Plusieurs événements illustrent les principales étapes de cette histoire, tels que les premiers Etats Généraux des Collectivités Publiques Numériques organisées le 18 mars 1999 par l’Association des Villes Numériques et placés sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac et sous la présidence de Monsieur Laurent Fabius à l’Assemblée nationale – suivies de la remise des «Rubans Numériques» en étroite collaboration avec Dexia – et qui se déclinèrent par la suite en de multiples événements.

Ce fut le rythme de ces rencontres et échanges qui caractérisèrent ce moment avec près d’un événement par semaine… Notre objectif est donc aujourd’hui non pas d’intégrer tous les documents y référant et encore moins le compte-rendu de l’ensemble des rencontres organisées, mais de restituer au travers d’un choix que l’on imagine difficile un moment de notre passé qui justifie des affirmations d’aujourd’hui basés sur des choix expliquant nombre de réalisations, de succès, mais aussi bien évidemment d’échecs. L’équipe des Villes Numériques se vit décerner en 2002 le Label «Paris Europe».

Ainsi, si aujourd’hui on évoque les futurs quartiers numériques français, c’est en fonction bien souvent – sans qu’au demeurant les différents acteurs le sachent et s’en rendent compte -comme héritiers de cette histoire! Si les startups locales et les écosystèmes dont ils issus, mais également qu’ils ont contribué à créer, donnent naissance à de nouvelles cartographies territoriales de l’innovation et des compétences, c’est souvent aussi grâce à des actions basées sur des convictions qui se sont forgées à cette époque.

Le RVN a développé nouveaux projets dont les plus importants concernent :

  1. la réalisation de télévisions locales ou encore les vidéo-blogs territoriaux
  2. l’élaboration de nouveaux espaces de consultation interactive des habitants
  3. la collaboration entre polarités de compétences et réseaux d’excellence
  4. les baromètres d’opinion dynamiques
  5. les outils d’administration interne des entités territoriales
  6. les fils RSS au service des décideurs locaux et des habitants
  7. la participation de tous les acteurs locaux aux choix et au développement des projets territoriaux.

Certains s’appuient largement sur les travaux de jeunes entreprises innovantes, d’autres sur des comités régionaux d’experts pour permettre aux collectivités locales de permettre  à leurs entreprises développer des stratégies de mutualisation de marchés et de réponses communes à des appels d’offres, et ceci notamment à l’échelle internationale :

  • un groupe d’experts latino-américains répondant aux besoins de la coopération décentralisée entre entités territoriales et économiques d’Europe et d’Amérique latine
  • un groupe d’experts œuvrant pour la collaboration économique entre collectivités françaises et chinoises.

De même en est-il pour d’autres pays asiatiques (Inde), les régions euro-méditerranéennes (Maroc Tunisie, Egypte), les collectivités innovantes africaines (Cameroun, Sénégal, Mali) et naturellement les nouveaux pays entrants dans l’Union européenne (Roumanie).

3. L’association de préfiguration de la Fondation des Territoires de Demain

Cette ONG  internationale a un caractère philanthropique, scientifique et éducatif et vise à la promotion et la diffusion de l’intérêt générale.

Elle est un réseau international qui:

  1. réunit des institutions publiques, des organisations civiles et de petites entreprises émergentes à l’échelle internationale,
  2. développe des nouvelles pratiques et échanges dans le domaine de l’innovation sur plusieurs continents,
  3. promeut des écosystèmes thématiques et géographiques,
  4. crée de nouveaux espaces d’innovation et des modèles de mise en relation inédites,
  5. multiplie des démarches immersives et des “expéditions de savoirs”.

L’association de préfiguration de la Fondation des Territoires de Demain a pour ambition de devenir un réseau international de bénévoles reconnue d’utilité publique. Ses Fondateurs, bénévoles depuis sa création, ont réussie à créer un réseau international d’excellence au service du territoire.

Elle est Issue d’initiatives associatives et de projets européens lancés dès 1995, elle réunit des milliers d’acteurs de l’innovation dans le monde entier dans le but de déployer des technologies de la connaissance et contribuer à la création d’espaces dédiés à l’innovation de rupture et au développement de territoires intelligents.

Le respect de la parité, de la diversité humaine, du plurilinguisme et des impératifs du développement durable sont au cœur de la réflexion et de l’action de la Fondation. Elle labellise comme «Territoire de Demain» les collectivités et les nouveaux espaces d’innovation engagées dans la création de nouveaux rapports à toutes les formes de savoirs qui les définissent dans leur identité, leurs projets présents et la co-construction de leurs horizons futurs.

Après la création du Living Lab des Territoires de Demain en 2008, la fondation a créé des réseaux d’innovation ouverte et notamment: le Living Lab des Territoires de Demain lui-même permis le développement d’autres Living Labs et espaces de l’innovation en Europe, Afrique, Amérique Latine, les Caraïbes, l’Océanie et la Chine, Inde… et ;

  1. En 2009 la Communauté internationale d’Innovation et de Connaissances à l’Institut Français de Budapest,
  2. En 2010 le Réseau européen et international des nouveaux emplois et des nouvelles formations au Ministère des affaires Étrangères et Européennes à Paris,
  3. En 2011 le Réseau français des Living Labs et espaces de l’innovation (ReLaI) au Conseil Économique et Social et Environnemental à Paris,
  4. En 2012 le Réseau des Living Labs et espaces de l’innovation d’Amérique latine et des Caraïbes à Numérica (Montbéliard),
  5. En 2013 le consortium des affaires et de l’innovation,
  6. En 2015 – 2016 – 2017 une plateforme d’innovation,
  7. En 2017 (en construction collective): un système d’information de Laboratoires vivants d’innovation en matière de santé (SILAVIS) avec Medellín et Barcelone.
  8. En 2017 une revue scientifique :

(http://www.territories-of-tomorrow.org/actualites/revue-territoires-de-demain-2019/)

La Fondation développe les synergies et le partage d’expériences entre les différents réseaux d’innovation déjà existants et ainsi démultiplie leur capacité d’action et leur rayonnement à l’échelle européenne et internationale. En effet, l’une des premières actions de la Fondation des Territoires de Demain a été la création de réseaux thématiques et géographiques. Une mobilisation qui réunit des acteurs dans des institutions publiques, des organisations civiles et de petites entreprises émergentes. Ensemble découvrent l’opportunité de gagner des marchés, des possibilités de transfert technologique, des collaborations et des synergies dans plusieurs domaines..

Trois projets européens

  1. MOSAIC, (Museums over States and Virtual Culture), programme TEN TELECOM «Trans-European Telecommunications Networks», DG société de information.
  2. WEEST, (Women’s education and employment in science and technologies), programme «Lifelong Learning», DG Education et Culture.
  3. PROINTERNET

MOSAIC

Le projet européen MOSAIC (Museums over States and Virtual Culture) qui s’est déroulé dans le cadre du programme TEN TELECOM en 1997/1998 a tracé un véritable état des lieux – le premier probablement en ce domaine – en vue de la constitution future dans les années à venir d’un réseau européen de musées virtuels. Ce fut pour ARENOTECH l’occasion de développer son analyse sur les technologies de l’intellect dans les futures villes de la connaissance. C’est très largement à partir des préconisations qui en sont directement issues que se sont dès lors engagées recherches technologiques et réalisations de terrain tant en Europe qu’ailleurs dans le monde. Outre le travail de veille qui a été engagé à cette occasion et qu’ARENOTECH a poursuivi par la suite à travers ses séminaires européens (Abbaye de Fontevraud), cette étude de faisabilité qu’était en fait MOSAIC entendait avant tout tracer un vaste panorama prospectif illustrant les grands axes des propositions et analyses du Consortium. La réflexion française, accompagnée par un important travail de dissémination à travers l’Europe, portait quant à elle pour l’essentiel sur le rapport futur du patrimoine virtuel au territoire. Le projet fut aussi l’occasion de souligner qu’il n’était pas question de limiter la muséologie virtuelle au cadre d’un écran informatique, indiquant ainsi combien la réalité augmentée avait vocation à apporter une contribution pour le moins conséquente sur le terrain même des espaces patrimoniaux.

Un autre enjeu majeur pour les partenaires du projet était de réfléchir sur la définition de ce que ne manqueront pas d’être à l’avenir de véritables centres – pilotes qui auront pour objet la divulgation à l’échelle internationale du patrimoine culturel. La constitution de tels espaces numériques – sur le modèle par exemple du centre créé par le consortium dans la capitale italienne – se base sur la présence notamment de salles immersives, mais surtout sur une infrastructure permettant de participer à distance à des travaux de laboratoire ou à des conférences.

La raison d’être de tels lieux – de véritables espaces multimédia constitués pour mettre à disposition contenus culturels et patrimoniaux – est de contribuer aussi et surtout à créer des opportunités de travail dans de nouveaux métiers et en tout cas de se faire les promoteurs d’une culture basée sur un accès aux plus récentes réalisations en la matière. Les contributions d’ARENOTECH au projet ont notamment montré comment l’attractivité territoriale des années à venir serait la résultante commune de la gestion de son identité et de sa volonté de développer l’innovation technologique dans l’ensemble de ses savoirs faire.

Les réflexions de prospective territoriale, singulièrement en ce qui concerne les usages futurs en termes culturels et patrimoniaux des réseaux à haut débit d’une part et des terminaux mobiles de l’autre, ont abouti, à la fin du projet, à la création par ARENOTECH du Club d’Analyses Prospectives qui rassemble régulièrement chercheurs et acteurs territoriaux notamment autour d’enjeux culturels et sociétaux.

WEEST

Il est un projet communautaire financé dans le cadre du programme CONNECT (2000/2002) DG Culture. Le produit final a été un site WEB, qui est un instrument de référence pour l’égalité des chances dans les domaines scientifiques, techniques et technologiques, en particulier pour orienter les filles dans leurs choix de formation et d’orientation professionnelle. Le site a pour but de diffuser une nouvelle image de la science montrant la participation des femmes au développement scientifique dans le passé et aujourd’hui.

Il a pour objectif également de promouvoir des actions positives, des activités exemplaires, des informations utiles pour favoriser l’accès des filles à des secteurs qui sont restés essentiellement masculins. Il est enfin une « plateforme » de discussion entre les jeunes et des femmes scientifiques, entre les professionnels qui travaillent à différents niveaux pour cette cause.

Nous avons décidé dans le cadre de ce projet d’interviewer des femmes qui ont entrepris une carrière dans les domaines scientifiques, techniques ou technologiques. A partir de ces interviews, des « portraits » de femmes sont tracés et publiés sur le site de WEEST.

Des études et des statistiques provenant de l’Europe entière démontrent que, bien qu’aujourd’hui, le niveau d’éducation atteint par les femmes soit plus élevé, dans tous les cas leur rayon d’action reste confiné dans certains milieux, qui ne sont pas ceux scientifiques, Nombreuses sont les difficultés pour entrer dans le monde du travail même si la femme possède des capacités techniques.

Le respect des genres est un « must » pour une société qui vient juste de rentrer dans le troisième millénaire, autant sur le plan de l’éducation que sur celui de l’emploi. Ces thèmes acquièrent une importance particulière dans les secteurs scientifiques et technologiques qui sont traditionnellement beaucoup moins équilibrés pour ce qui concerne l’égalité des chances.

Les technologies de l’information et de la communication offrent un grand potentiel pour la promotion d’un système éducatif européen respectueux des genres.

Le projet WEEST a favorisé la participation des femmes à la recherche scientifique et aux activités de transfert technologique à travers une utilisation intensive des ICT, en établissant un lien entre le monde de l’éducation et celui du travail.

De cette façon, le projet a contribué à l’échange d’expériences significatives sur l’égalité des chances dans le cadre de l’éducation scientifique et dans celui des carrières scientifiques.

À travers le WEB, le projet a réalisé une exposition on line sur le rôle des femmes dans l’histoire de la recherche scientifique et un point de référence pour les enseignants.

Il  a permis également de réaliser l’échange d’expériences pilotes destinées à favoriser l’accès des femmes au secteur scientifique, fournissant ainsi des instruments pour l’orientation professionnelle dans le domaine des carrières scientifiques et technologiques.

Les résultats du projet peuvent se résumer en:

  • Accroître la sensibilité en milieu scolaire par rapport au rôle que l’éducation peut représenter pour la prise de conscience des différences de genre;
  • Développer des modèles d’éducation qui prennent en considération la différence de genre dans les styles d’études selon les lignes des études pédagogiques les plus modernes;
  • Donner aux femmes des instruments qui peuvent les aider à trouver du travail ou des occasions de formation professionnelle dans des domaines scientifiques traditionnellement destinés aux hommes;
  • Diffuser une nouvelle image de la science, en montrant son côté « féminin », à travers une exposition sur le rôle joué par les femmes dans le cadre de l’histoire de la recherche scientifique et en mettant en contact les jeunes avec des femmes savants et des expert(e)s.

Le projet a donné naissance à un network entre les écoles, les agences de formation, science centres, pouvoirs locaux, associations/fondations/organisations qui travaillent dans le secteur de l’éducation et de l’orientation professionnelle en utilisant les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et les méthodologies didactiques innovatrices.

Le projet WEEST a été ainsi dès 2000 particulièrement novateur en matière de nouvelles formations et de nouveaux emplois et se trouvait être la référence pour le projet de ProInterNet initié en 2010.

PROINTERNET

Les nouveaux métiers de Demain

Projet européen de l’association de préfiguration de Fondation des Territoires de Demain, programme Lifelong Learning, DG Education and Culture dont elle a été le responsable de la dissémination.

Il a été un projet du programme Leonardo da Vinci de la Commission Européenne (2010/2012) qui s’est donné de créer un réseau d’acteurs dans le domaine des métiers et des formations dédiées à Internet. Les difficultés, en effet, sont nombreuses: le recrutement, la qualification, la perception du marché du travail, l’adéquation d’une éducation traditionnelle face à des formes complètement nouvelles de pensée en matière technologique et de transmission du savoir.

La stratégie en la matière fut construite et présentée à l’occasion du séminaire organisé à l’Unesco le 11 mars et à celle qui s’est tenue au Ministère des Affaires européennes et internationales français le 11 juin 2010 par exemple et en liaison avec les représentants de l’OCDE, le Comité des Régions et la Commission Européenne. La dissémination de laquelle la Fondation des Territoires de demain était responsable s’est poursuivie avec notamment la présentation du projet et du Réseau au Parlement européen de Bruxelles le 30 septembre (à la suite notamment de celle qui a été faite au Parlement à Strasbourg le 8 juillet 2010).

Le travail ainsi réalisé par la fondation Territoires de Demain est à l’origine de nombreuses initiatives en France, en premier lieu, en  Europe,  Afrique,  Amérique latine….

Les nouvelles formes de penser :

Aller du connu vers l’inconnu illustre une démarche d’apprentissage et d’aventure. Comme à l’aventure, il est évident, dans ce cas qu’il y aura autant de stratégies qu’il y aura d’individus et de contextes. Certains vont se plier à ce qui est nécessaire ou possible et s’y préparer alors que d’autres vont partir à la recherche de ce qui leur conviendra le mieux et feront courber le possible à leurs contraintes ou exigences. Chacun développe ses propres stratégies selon le sujet, ses objectifs, ses conditions matérielles ou temporelles, son contexte…

Le «fait-le vous-même»  démontre que collectivement nous sommes capables de nous enseigner nous-même : apprenants, élus, acteurs territoriaux, enseignants et chercheurs, nous sommes tous apprenants.  De nos jours, les entreprises et même les écoles et universités commencent à intégrer activement le co-enseignement dans leurs pratiques.

Trois regards:

  1. Le Q.I (quotient intellectuel) d’Alfred Binet et Simon, inventé au début du XXème siècle et d’autre part le Qi asiatique (prononcer tchi pour le chinois ou ki en version japonaise), ce souffle vital qui est présent partout.

Le Q.I. Il est le rapport entre l’âge mental résultat d’un test psychométrique. Le concept d’intelligence est alors réduit aux productions mesurables du cerveau. Cette construction du monde consacre la séparation du corps et de l’esprit Le.

  1. Dans la perspective asiatique l’énergie circule par le corps et par l’esprit, la circulation de l’énergie opère via des lignes d’énergie qui traversent le corps avec pour centre le Dantian. Par des pratiques et des exercices réguliers alliant respiration et mouvement, la circulation du Qi favorise un niveau d’énergie et de santé.
  2. Aujourd’hui une autre façon de penser le monde qui, par besoin de renouvellement et d’innovation, cherche moins de dichotomie et plus la recherche. Avec le Q.E quotient émotionnel on est soit face à une recherche du Q.I et du Qi face à la possibilité d’intégrer plus de sensibilité et sens commun dans nos façons d’appréhender le monde et ses territoires.

Le mot «comprendre» vient du latin «cum» – avec –  et «prehendere» – saisir -.  Il ne s’agit pas de seulement prendre mais de prendre et assembler avec d’autre chose. Aussi, «comprendre» implique une activité d’intégration de chaque nouvel élément introduit. À partir de là, l’acteur prend conscience des accords consensuels, des limites, des flou, des débats et aussi à quel point d’un sujet on peut décider.  Dans cette perspective chacun a le sentiment de avancer et de faire grandir les autres, de créer des liens en réciprocité avec les autres. Dans cette perspective, l’empreinte collective prend le nom de commun. C’est un résultat qui se partage entre tous. Dans le langage commun, le commun est une indistinction et le dénominateur commun nous porte à l’union et la redistribution.

La mise en commun. Les formes contemporaines de coopération et de mise en commun sont des réseaux ouverts contributifs, ce sont des Communautés de connaissances. Elles trouvent leur fertilisation dans des jonctions qui sont d’abord physique dans un café, un espace d’innovation, dans un lab. D’individus motivés s’assemblent pour imaginer des solutions alternatives et s’organiser pour agi. Dans ces projets et entreprises agiles des groupes se forment autour d’un objet commun, souvent un objet à forte valeur sociétale ou autre. C’est pourquoi les territoires sont la maille la plus prolifique pour Co construire des communs territoriaux qui intéressent à tous les citoyens. Lorsqu’un territoire se saisit de son potentiel social, économique, démographique, historique technique, environnemental et politique, il est en capacité de générer des  nouvelles richesses pour : Développer des savoirs particuliers à travers d’intelligence collective, Favoriser les rencontres et réseaux ; Susciter des projets d’innovation ; Créer des communautés créatrices d’innovation pour s’épanouir ; Accorder une place à l’erreur et accueillir les initiatives ; Aider à capitaliser et faire connaître les communs générés ; Créer les infrastructures favorisant la coopération et des lieux d’échange et de rencontres.

Lorsque des communs se développent sur un territoire une coopération s’unit. En effet agir en commun est une méthode qui crée des liens et produit des biens, des ressources qui à leur tour facilitent l’action en commun. Quand cette relation est devenue un système, il s’agit d’un territoire apprenant.

Comment les Territoires de Demain peuvent apporter leur concours ?

Tout d’abord sur le constat de la situation actuelle :

  1. Aujourd’hui, l’innovation repose d’abord et avant tout sur des processus territorialisés d’apprentissage et de transmission des connaissances. Le rôle de la fondation est de faciliter la lecture et la compréhension du système à destination des acteurs territoriaux et des chercheurs face à la multiplicité des écosystèmes de l’intelligence et de l’apprenance territoriale.
  2. Actuellement, on assiste à l’émergence d’une forme territorialisée d’innovation et d’entrepreneuriat social et collaboratif, autour de principes fondateurs forts tels que l’empowerment. À l’émergence aussi d’une nébuleuse entrepreneuriale (start-up, scale-up, entreprises de croissance et d’hyper-croissance, think-tank, acteurs de l’économie collaborative, makers…) dans la fabrique de la ville avec ses «entrepreneurs volontaires». Dans ce cadre, la Fondation encourage cette recherche destinée à comprendre les effets des méthodologies de projet (méthodologies créatives, design thinking…) et des formes d’usages des lieux (lieux éphémères…) introduits par ces acteurs.
  3. La place de ces espaces agiles dans la fabrique de la ville amène ainsi à s’interroger sur le rôle de ces lieux ouverts d’innovation dans l’émergence de nouvelles formes d’actions notamment dans les milieux ruraux. Les recherches de la Fondation ont porté sur les espaces de créativité de l’innovation sociale, ouverte et ascendante, tant il est vrai qu’un tiers-lieu permet de croiser plusieurs dimensions et de générer des dynamiques nouvelles et des innovations.

Le rôle de la Fondation

La Fondation http://www.territories-of-tomorrow.org/fondation/ a accompagné la création de espaces d’innovation en France et à la internationale en étant un elle-même ; http://www.territories-of-tomorrow.org

De 1996 à ce jour le  développement de lieux dédiés à l’innovation a permis à la Fondation d’acquérir un véritable savoir-faire dans ce domaine. Elle offre son expertise aux multiples acteurs qui souhaitent être aux premiers rangs de ces mutations. Elle décrypte le langage particulier dans le domaine d’innovation car les problèmes à résoudre en situation réelle sont complexes, et sollicitent fréquemment de croiser différents enjeux et champs de connaissances. L’accélération des rythmes économiques et de la complexité requièrent des savoir-faire relatifs à la conduite «agile» des projets. Tout ceci tend à passer de l’ère de la formation à celle de l’apprendre ensemble, de la transmission de contenus de références et de prescrit à la résolution des problèmes par l’intelligence collective. Il y a donc l’idée qu’il convient d’apprendre autre chose, et particulièrement de coopérer de manière transdisciplinaire pour résoudre les problèmes ensemble et cherche ensemble un autre savoir vivre commun, comme elle fait depuis ses débuts (http://www.arenotech.org)

Le Grand Débat

L’intelligence : le principal travail  pour évoluer est de l’exercer

Nous ne sommes pas préparés à ce qui est un véritable changement de civilisation que Ray Kurzweil résume ainsi : «Dès les années 2030, nous allons, grâce à l’hybridation de nos cerveaux avec des nano-composants électroniques, disposer d’un pouvoir démiurgique» La vitesse d’évolution de l’Intelligence Artificielle est tellement rapide que nous entrerons peut-être dans la phase de remplacement de l’Homme par l’IA.

L’augmentation des capacités humaines, la fabrication d’Intelligences Artificielles, la création de la vie en éprouvettes et la colonisation du cosmos sont les cinq premiers objectifs de certains réseaux. La gouvernance et la régulation des géants du numérique et des technologies NBIC qu’ils sont presque seuls à maîtriser, sont des enjeux politiques cruciaux. Et il est déjà tard pour réguler ce Géants du numérique idéologique/technologique dont aucun homme politique, ni élus, ni responsables territoriaux ne nous en parlent et ils ne nous informent à ce sujet : manque un Grand Débat à ce propos.

Deux sociétés

  1. Celle de l’apprentissage collective, innovante et permanente tout au long de la vie, indispensable de nos jours pour développer une économie territoriale du savoir valorisant une véritable inclusion technologique et sociale.
  2. Une autre soucieuse surtout de conserver ses acquis ou ce qu’elle perçoit comme telle.

La solution? serait développer les espaces d’innovation sur les territoires créant ainsi un écosystème cognitive propice à des nouvelles formes de transmission de savoir avec autant de stratégies qu’il y aura d’individus et de contextes; néanmoins on retrouvera des constantes fondamentales communes. Dans ce cadre chacun développe ses propres stratégies selon le sujet, ses objectifs, ses conditions matérielles ou temporelles, son contexte…  Collectivement ses acteurs sont capables d’apprendre dans un même objectif. Les acteurs territoriaux, Elus… peuvent ainsi bénéficier des nouvelles connaissances distribuées par les citoyens. Les  Grands entreprises et certains  centres de formation commencent à intégrer activement le co-apprentissage dans leurs pratiques; à chaque milieu de développer ses stratégies.

Objectifs

L’objectif est de faciliter une compréhension face à la multiplicité des écosystèmes d’intelligence apprenante territoriale et à l’apparition des nouvelles formes territorialisée d’innovation entrepreneuriat, social et collaboratif (Labs, start-up, scale-up, entreprises de croissance et d’hyper-croissance, think-tank, makers…). La place de ces espaces agiles dans la fabrique de la ville amène ainsi à s’interroger sur le rôle de ces lieux ouverts d’innovation dans l’arrivée de nouvelles formes d’actions notamment dans les milieux ruraux.

Ces lieux sont le nouveau moteur de l’innovation sociale et technologique et le creuset de nouvelles compétences, d’une forme d’intelligence collective qui contribue à la dynamique créatrice des territoires – urbains ou ruraux – et répondent aux enjeux du développement durable.