Titre 
Journée réseaux sans fil urbains avec les collectivités locales 
Résumé 
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Nom de l'auteur 
Rodriguez Tiphaine 
Date de rédaction : 
02/07/2007 
 
 

Journée réseaux sans fil urbains avec les collectivités locales

Atelier programme ville 2.0

26 Juin 2007 – Hôtel de Ville de Paris – Salon Georges Bertrand


Aujourd’hui, les objectifs sont d’anticiper et préparer ensemble les transformations de la ville et de la mobilité. La journée s’est centrée sur les préoccupations des décideurs publics territoriaux. Quelles sont les pratiques actuelles ? Comment favoriser l’usage des technologies sans fil au service des projets territoriaux ? Quels partages de rôle entre les initiatives publiques et privées ?...


M. Thierry Marcou, directeur du programme VILLES 2.0, est venu faire un bilan des 6 derniers mois. Il y a quatre grandes thématiques. La première est la « ville augmentée ». Ici se posent les questions d’infrastructures, de gouvernance, de mutualisation, de SIG,… La machinerie numérique est très complexe. Les réseaux qu’ils soient avec ou sans fils sont omniprésents, de même que pour les puces, on les retrouve partout dans les espaces, les objets, les corps,… Il y a une combinaison presque infinie des connexions de ces objets les uns avec les autres. La complexité ne cesse de s’accroitre concernant les flux, les services, les espaces-temps, la mobilité des gouvernances. Parmi les villes augmentées, on retrouve Londres qui comporte plusieurs milliers de caméras dans la ville et Tokyo qui disposent de 100 000 puces RFID. La deuxième thématique est la fabrique des services urbains, services composites produits par des acteurs différents. Nous sommes donc dans une nouvelle forme de partenariats, il y a coaction, partage,… Nous sommes dans des villes égocentrées où il y a de plus en plus de personnalisation des informations, des données et des services pour les citoyens. Ces derniers doivent avoir une capacité d’agir et de choisir. Dans ces villes, l’accessibilité des services, informations, des personnes et des flux est très importante. La troisième thématique est « ma ville à moi ». Les citadins on de nouvelles exigence en termes d’accessibilité, en participation à ces services et en personnalisation de ces services. Le services de la Ville 2.0 sont personnalisés, multicanaux, coopératifs entre les acteurs publics, privés et même les usagers. Les services « composites » associent plusieurs acteurs pour répondre de « bout en bout » à des besoins très diversifiés, partageant leurs informations et même l’usager-client. Les services urbains ne se fabriquent plus en silos, les citoyens, les associations et les entreprises souhaitent travailler avec les acteurs publics pour les inventer et les apporter. La dernière thématique est celle de la ville durable. Les exigences environnementales sont de plus en plus importantes. Il existe de nouvelle manière d’associer les citoyens et de préparer les applications des décisions des citoyens. De nouvelles contraintes sont imposées et de nouveaux services et pratiques émergent : « ville dense », mobilité durable (modes doux, voitures partagées,…), tri sélectif,…


Les premiers réseaux sans-fil d’initiative publique en Europe :

M. Stéphane Lubiarz est venu présenter son entreprise, Nortel Europe du Sud et Afrique. Elle compte 2000 employés et parmi ses clients on retrouve par exemple Orange et Bouygues Telecom. L’entreprise propose aux collectivités et aux opérateurs les évolutions des usages et donc les évolutions des technologies. La tendance est l’hyperconnectivité, l’utilisateur souhaite toujours être connectés et informés quelque soit où ils se situent. Les applications que l’entreprise propose aux collectivités sont les services internet, l’accès gratuit à internet, la sécurité,… La ville de Taipei est un exemple de ville équipée du wifi mesh sécurisé pour les usagers partout dans la ville. C’est une ville où beaucoup de technologies sont testées, c’est une zone test qui résulte du choix du gouvernement. La ville a testé le bus équipé de moyens de santé permettant d’être connecté rapidement à un médecin à l’hôpital qui guide l’infirmier dans le bus. Comme autres exemples de ville on peut prendre Miami qui est totalement équipé de wifi mesh mais uniquement pour les forces de police, il est donc totalement sécurisé (il passe pour cela par des tunnels). Moscou s’est équipé depuis 2006 de l’ADSL pour offrir à l’ensemble des services aux résidents.


M. Eric Anvar, adjoint au chargé de la production et des réseaux à la mairie de Paris, est venu parler du projet « Paris Wifi ». Un an après le communiquer du maire de Paris, le projet va démarrer. Il est prévu un déploiement de 400 bornes sur environ 60 sites dont la moitié est des espaces verts. Le projet a pour objet d’offrir du wifi à tous dans les espaces publics limités et dans un temps limité (uniquement pendant les heures d’ouverture des sites). La moitié des bornes seront disponibles en juillet 2007. Début septembre 2007, tout sera opérationnel (bornes et services). Il y aura aussi un service client en cas de problème, en terme technique il faudra que ça se place à un niveau raisonnable coût/disponibilité. Les problèmes de gestion, maintenance, vandalisme et filtrage devront être pris en compte.


M. Frédéric Brunetau est directeur du Marketing Wifi/Wimax chez SFR. Les réseaux urbains sans fil permettent la mobilité de la ville. Aujourd’hui, internet devient la clé du développement économique, culturel et social et la compétition territoriale est de plus en plus forte d’où le développement du très haut débit sans fil urbain. Les motivations des villes sont politiques car elles ont la volonté d’accès à l’ensemble des acteurs de la ville et elles souhaitent être autonomes dans leur développement numérique. Les motivations sont aussi économique est le haut débit est un facteur de compétitivité territoriale et permet de redynamiser les centres villes. Enfin, les motivations sont aussi sociales car cela permet d’éviter la fracture numérique et permet l’appropriation des usages numériques pour les citoyens. Les intérêts du wifi et du Wimax pour SFR sont que le téléphone mobile est au cœur des relations avec les clients et aujourd’hui, il existe d’autres terminaux de nomadisme tels que les ordinateurs portables, les PDA, les appareils photos, les consoles de jeux, les lecteurs MP3,… et la plupart sont wifi et seront wimax demain. Un exemple de site que SFR a équipé de wifi est la Défense avec ses 30 hectares.

Les villes peuvent créer un cadre favorable à l’investissement, c’est-à-dire avoir des conditions d’accès au mobilier urbain transparentes stables et à des coûts raisonnables. Elles peuvent aussi contribuer à la mise en place de ces nouveaux réseaux ç haut débit sans fil. Et enfin, elles peuvent favoriser la « mobilisation » de la ville en impliquant les associations et les collectivités dans la vie du réseau.


Mme Sylvie Jalliffier-Verne est directrice des systèmes d’information et de la qualité dans la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM). Cette communauté d’agglomération regroupe 11 communes et met en place des actions concrètes et des études stratégiques. Le développement numérique du territoire en développant de nouveaux services et usages est très important pour la communauté TPM, ainsi les mots clés sont accessibilité, innovation, compétitivité et attractivité. Le projet SAEIV est un système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageur en temps réel. C’est une approche « métier » verticale. Il indique la qualité des services et propose des statistiques, ce qui nécessite un réseau radio data et voix. La réflexion interne, la recherche de mutualisation et la volonté d’évolutivité sont très importantes pour TPM car la communauté d’agglomération souhaite intégrer ses initiatives dans une stratégie d’ensemble de développement d’un territoire Numérique. Mais plusieurs difficultés apparaissent, la première est qu’il faut avoir des projets synchrones d’appuyant sur les mêmes technologies. La deuxième est que le montage impacte les délais, il faut partager les rôles, définir les compétences, les responsabilités respectives, respecter le CMP,… Une autre difficulté est qu’il faut avoir une vision prospective, c’est-à-dire qu’il faut avoir un projet mutualisé présentant une véritable valeur ajoutée permettant de remporter l’adhésion des parties prenantes et proposer des services innovants. Enfin, il faut prendre en compte les partenariats publics/privés qui commencent à émerger et ne pas oublier l’image des projets de demain.


De l’évolution du spectre radio au développement de nouveaux services urbains sans-fil :

M. Laurent Laganier est chef du service Collectivités et Régulation haut débit à l’ARPEC. La gestion du spectre fait partie du domaine public, c’est communautaire. Tout le monde ne peut pas l’utiliser n’importe comment, il faut d’abord demander l’autorisation puis payer une redevance. Les fréquences utilisées sont militaires, audiovisuelles et pour les usages télécom. Avec l’arrivée de la télévision numérique, les besoins en fréquence sont divisés par 8, il y a donc beaucoup plus de spectres libres. L’enjeu de l’ARPEC est aujourd’hui de faire du très haut débit sur les mobiles.


M. Christian Ollivry est responsable Régulation à Motorola. La tendance est qu’on s’attend à une demande de 100Mbits/s par foyer d’ici 2013. La loi de Nielson se vérifie depuis 20 ans, en effet la bande passante est multipliée par deux tous les ans. La wimax commence seulement, la France est le premier pays européen à se lancer dans le wimax. Le wifi ne peut pas faire de la mobilité, et pour la première phase du wimax c’est la même chose, ils offrent seulement un accès nomade. La deuxième phase du wimax permet la mobilité simple et complète en plus de l’accès fixe et nomade. La gestion du spectre est pragmatique et au cas par cas, elle répond aux besoins de flexibilité tout en préservant l’harmonisation. Il ne faut pas chercher à établir un modèle unique mais une variété de solutions pour chaque bande de fréquences.


M. Gabriel Dib est président de Lucéor qui dédie des canaux dans les bandes passantes du wifi non libre 4,9GHz à 5,9GHz pour les services d’urgence et la sécurité. Le mesh est une technologie de rupture, il permet la connexion de proche en proche dynamique sans hiérarchie centrale, le réseau maillé auto configuré, le déploiement rapide et simplifié et une forte tolérance aux pannes et interférences. Il est validé par les armées françaises et américaines. Le premier réseau mesh en France est à Amiens. La mission de Lucéor est d’être reconnu comme learder européen.


M. Jean-Louis Tillet est consistant Mobilité chez Cisco. Le wifi dans la ville permet d’améliorer l’interactivité entre les équipes de la ville, de réduire les coûts, offre de meilleurs services et interfaces aux citoyens et enfin permet le développement économique, l’attractivité et l’image de la ville. Le wifi permet de résoudre rapidement un problème de couverture haut débit dans une équation budget/temps. Il permet la mobilité à coût très compétitifs et permet d’intégrer des systèmes communicants tels que les véhicules communicants, les connections RFID et la télémétrie en continu. Enfin, il permet la géolocalisation des ressources (personnels et machines). La première vague de la mobilité était le PC portable et la deuxième était le PDA « Duals Mode ». De nouveaux services sont proposés aux touristes comme la promotion des événements, l’information en fonction de la localisation et de nouvelles applications existent comme les parcmètres automatiques wifi.


M. Yann Bidault est chargé de mission dans la coordination du Groupes Thématique pôle SCS. SCS est un pôle de compétitivité mondial en PACA alliant Télécoms (1/3), microélectronique (1/3), logiciel et multimédia (1/3). Son ambition est de concevoir et développer des solutions nouvelles qui intègrent composants, logiciels réseaux et systèmes afin d’échanger et traiter les informations. Le SCS est un réseau dynamique d’entreprises (PME et grands groupes), de laboratoires et de centres de formation fortement impliqués dans des projets. Aujourd’hui, le pôle compte 41 000 emplois en TIC et plus de 100 projets. Les quatre thématiques sont la mobilité, la connectivité, la traçabilité et l’identité. Le pôle regroupe des plateformes technologiques et des centres d’innovation et d’usages (un dans le domaine de la santé et l’autre dans le domaine du tourisme). Il y a des projets sur des composants de solutions, des projets liés aux infrastructures de télécommunication et aux services en milieu urbain, des projets basés sur le déploiement de réseaux de capteurs pour la sécurité et la prévention des risques et des projets directement centrés sur les solutions communicantes à destination de segments d’utilisateurs.


M. Joseph Choueiri est directeur du programme wifi chez Neuf Telecom. Le wifi est une innovation au service de la collectivité. Il faut démocratiser l’usage du wifi au maximum en France. Il faut densifier le wifi, maximiser les services et offrir les prix les plus bas. Dans une ville, le wifi est un vecteur de communication, d’attractivité économique et offre des services municipaux. Il permet d’optimiser la gestion urbaine.


Cette journée a permis de faire un bilan sur projets existants et d’avoir une vision sur les perspectives futures dans le domaine des technologies sans fil au sein les collectivités françaises mais aussi de manière générale, en Europe.

 

 
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