RVN logo françaisDe la ville numérique à la ville intelligente

Depuis  les années 90,  rencontres des acteurs de l’économie du numérique et de la connaissance

Les cinq dernières années de la fin du siècle dernier apparaissent aujourd’hui – à l’ère de la ville augmentée et des données territoriales rendues publiques – comme le point de départ des analyses et états des lieux actuels.

L’association des Villes Numériques est née dans l’amphithéâtre de «Sources d’Europe» à La Défense en 1997. Grâce aux multiples activités de structures telles que ARENOTECH, le Club d’Analyses Prospectives (nés en 1995) ou de l’Observatoire des Espaces Multimédia (né le 7 mai 2001), ce sont des équipes de l’Association (devenue «Réseau européen des Villes Numériques» le 29 mai 2001) composées de Georges-Yves Kervern, Laura Garcia Vitoria, Raymond Pougeon, Jean-Michel Billaut, Dominique Mestre, André Jean-Marc Loechel et de bien des collègues d’institutions françaises et étrangères – de la Cité des Sciences (avec notamment son événement fondateur du Mois des Villes Numériques de février 1998 à la Commission Européenne -. qui visitèrent les hauts lieux de l’innovation d’alors, y organisèrent des séminaires parmi les plus mémorables de l’histoire urbaine contemporaine et les firent connaître surtout des acteurs locaux dont certains poursuivent aujourd’hui encore leur action en la matière.

RVNPlusieurs événements illustrent les principales étapes de cette histoire (dossier de presse), tels que les premiers Etats Généraux des Collectivités Publiques Numériques organisées le 18 mars 1999 par l’Association des Villes Numériques et placés sous le haut patronage de Monsieur Jacques Chirac et sous la présidence de Monsieur Laurent Fabius à l’Assemblée nationale – suivies de la remise des «Rubans Numériques» en étroite collaboration avec Dexia – et qui se déclinèrent par la suite en de multiples événements.
Ce fut le rythme de ces rencontres et échanges qui caractérisa ce moment avec près d’un événement par semaine… Notre objectif est donc aujourd’hui non pas d’intégrer tous les documents y référant et encore moins le compte – rendu de l’ensemble des rencontres organisées, mais de restituer au travers d’un choix que l’on imagine difficile un moment de notre passé qui justifie des affirmations d’aujourd’hui basés sur des choix expliquant nombre de réalisations, de succès, mais aussi bien évidemment d’échecs. L’équipe des Villes Numériques se vit décerner en 2002 le Label «Paris Europe».

Ainsi, si aujourd’hui on évoque les futurs quartiers numériques français, c’est en fonction bien souvent – sans qu’au demeurant les différents acteurs le sachent et s’en rendent compte – comme héritiers de cette histoire! Si les startups locales et les écosystèmes dont ils issus, mais également qu’ils ont contribué à créer, donnent naissance à de nouvelles cartographies territoriales de l’innovation et des compétences, c’est souvent aussi grâce à des actions basées sur des convictions qui se sont forgées à cette époque.

C’est là par exemple – à l’origine des premiers tiers lieux, espaces publics multimédia, nouveaux espaces d’innovation et autres cyberbases – que se situent les raisons d’un important travail de suivi en la matière par la Fondation des Territoires de Demain et qui amènera notamment directement à l’intérêt pour les Living Labs promus par l’Union européenne à partir de 2005 et dont la Fondation continue la co-création et l’animation.

Le RVN a développé nouveaux projets dont les dossiers sont d’ores et déjà accessibles à l’ensemble de nos partenaires et interlocuteurs. Les plus importants concernent :

  • la réalisation de télévisions locales ou encore les vidéo-blogs territoriaux
  • l’élaboration de nouveaux espaces de consultation interactive des habitants
  • la collaboration entre polarités de compétences et réseaux d’excellence
  • les baromètres d’opinion dynamiques
  • les outils d’administration interne des entités territoriales
  • les fils RSS au service des décideurs locaux et des habitants
  • la participation de tous les acteurs locaux aux choix et au développement des projets territoriaux.

Certains s’appuient largement sur les travaux de jeunes entreprises innovantes, d’autres sur des comités régionaux d’experts pour permettre aux collectivités locales de permettre à leurs entreprises de développer des stratégies de mutualisation de marchés et de réponses communes à des appels d’offres, et ceci notamment à l’échelle internationale :

  • un groupe d’experts latino-américains répondant aux besoins de la coopération décentralisée entre entités territoriales et économiques d’Europe et d’Amérique latine
  • un groupe d’experts oeuvrant pour la collaboration économique entre collectivités françaises et chinoises.

De même en est-il pour d’autres pays asiatiques (Inde), les régions euro-méditerranéennes (Maroc Tunisie, Egypte), les collectivités innovantes africaines (Cameroun, Sénégal, Mali) et naturellement les nouveaux pays entrants dans l’Union européenne (Roumanie).

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