L’innovation en Afrique

Le RVN élabore un programme sur la coopération avec les territoires africains en matière d’innovation et de transfert de technologies. La réunion a permis de mettre en exergue les conditions de développment de ce programme.

A été notament évoqué le programme « Objetif 2020 » au Rwanda où, depuis le premier janvier 2006, tous les enfants de six ans bénéficient d’une initation aux technologies numériques, alors que les étudiants du campus universitaire ont accès à une connexion gratuite haut débit sur leur campus.

Au Cameroun, un Forum est organisé par CAPDA, ONG qui se spécialise dans l’intégration homogène des TIC de pointe au sein de la société camerounaise.

Dates de réalisation :

  1. Ouverture du Centre Pilote : Premier semestre 2006
  2. Forum et Séminaires : du 18 au 21 Juillet 2006
  3. Mise en place des centres communautaires 2007-2008

1. Les objectifs du projet :

La réalisation d’un transfert de savoir et de savoir-faire en matière d’affaires électroniques (Atelier-Ecole d’éducation et de formation) entre les artisans, les promoteurs de micro projets, les étudiants, les élus locaux, la société civile et le secteur public évoluant dans l’économie sociale via les coopératives ou les groupes d’initiative existants ou à créer devra contribuer à améliorer les aptitudes tant sur le plan professionnel que personnel.

La mise en place de boutiques virtuelles pour le bénéfice des jeunes gens d’affaires ou à venir des pays en voie de développement en relation avec d’autres projets similaires dans le monde.

La mise en marché de produits issus de leurs productions destinés à des clientèles épris par des acteurs locaux œuvrant (ou voulant œuvrer) dans le domaine de l’économie sociale.

La création d’un réseau de solidarité internationale entre des partenaires du Cameroun de l’économie sociale de ceux des pays en développement et des pays industrialisés.

Montrer en quoi l’intégration des TIC dans les services stratégiques est bénéfique pour l’expansion de leur entreprise et de la collectivité.

Proposer des exquises de solutions à ses insuffisances.

2. Organisation du Forum :

Le forum d’évaluation se veut être une rencontre d’échanges et de réflexion, un outil fédérateur des élus locaux, des Artisans et des Micro Promoteurs. Cet outil vise une double vocation :

a) Etre un projet qui comporte un forum physique et virtuel d’échanges et de réflexions sur les problématiques liées à l’intégration des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans le milieu du secteur informel et des collectivités locales.

b) Etre un réseau électronique de contacts, d’échanges et d’informations sur les thématiques liées aux nouvelles technologies (politiques, initiatives, actualités, etc.). En somme, il contribuera à :

· Permettre aux promoteurs d’entreprises artisanales et aux collectivités locales l’accès et l’appropriation des technologies de communication (TIC);
· Analyser et proposer des solutions concrètes et des stratégies opérationnelles pour une meilleure pénétration des TIC dans le secteur informel, dans le milieu des jeunes, des femmes et dans les collectivités locales.

A. Des Conférences :

Thèmes des conférences

  1. « Stratégies et politiques nationale de promotion des Technologies de l’Information et de la Communication au sein de la jeunesse, les femmes, les chefs d’entreprises et les collectivités locales»
  2. « La participation de la société civile aux Projets Urbains de Développement : quelle protocole pour la participation des habitants aux projets qui les concernent ».
  3. « CAMTEL face au nouveau défis de la mondialisation : les TIC »
  4. « Quels bilans du CENADI dans la quête permanente en faveur la maîtrise des TIC par les usagers institutionnels et privés »
  5. « Le Partenariat Etat – Secteur Privé – Société civile dans la société de l’information actuelle. »
  6. « Le Fonds de Solidarité Numérique comme instrument de réduction du fossé numérique : Mécanismes et perspectives »
    Thème : ………………………………….

B. Ateliers :

  1. « Les TIC sont-elles un moyen efficace pour l’éducation et la formation de la Jeunesse pour une culture de la paix et du développement durable?»,
  2. « Innovation et Identité africaine »
  3. « Les villes et pouvoirs locaux face à la technologie numérique »,
  4. « les stratégies de promotion de la société de l’information ou destinées à améliorer les performances de la collectivités locales : cas de la coopération décentralisée »
  5. « Les Entreprises Artisanales et les PME dans les tourmentes des TIC : aventure ou anticipation ? »
  6. « Gouvernance de l’Internet et la problématique de son appropriation dans la société camerounaise »

C. Séminaires de Formation pour Elus, Agents des Collectivités locales, aux Responsables d’Entreprise Artisanale et à la société civile

Le développement des petites et moyennes entreprises (PME) a longtemps été considéré comme un élément essentiel permettant d’atteindre des objectifs de développement plus larges, comme l’allégement de la pauvreté, le développement économique et la promotion de sociétés caractérisées par davantage de démocratie et de pluralisme.

Comment dans cette diversité des acteurs socio-économiques engagés au quotidien dans la lutte pour la survie et contre la pauvreté, le CAPDA peut-il contribuer par une formation centrée sur les attentes du milieu, au renforcement et au dynamisme du secteur informel au Cameroun ?

La formation est la clé de toute démarche, individuelle et collective, vers l’autonomie. Cela suffirait à justifier qu’elle constitue un des axes majeurs des activités du CAPDA. Tout projet suppose un accroissement des savoir-faire, une découverte de son environnement. La durabilité d’une action dépend en grande partie de la capacité à la mener à bien par soi-même.

E. Collectivités locales partenaires

  1. Commune Urbaine de Douala 2ème
  2. Commune Urbaine de Douala 4ème (en cours)
  3. Commune Urbaine de Yaoundé 4ème (en cours)
  4. Communauté Urbaine de Bafoussam
  5. Communauté Urbaine de Yaoundé (en cours)
  6. Commune urbaine de Dschang

3. Mise en place du Centre Pilote

La formation initiale dispensée par le système scolaire est peu adaptée aux tâches de la jeunesse, des Entrepreneurs et aux Elus locaux dans les divers secteurs de développement au Cameroun.

Les session de formation et de recyclage dans les domaines concernées sont rares et souvent mal adaptées aux circonstances et aux besoins des acteurs de développement.

C’est pour pallier ces insuffisances que le CAPDA pense mettre au point ce deuxième volet de notre projet qui concerne l’organisation régulière des séminaires de formation au profit des populations bénéficiaires dans les Centres.

Les séminaires de formation visent aussi à développer ou à renforcer les aptitudes méthodologiques des promoteurs ou entrepreneurs, qui opèrent dans nos communautés de base, afin de leur permettre d’acquérir la pédagogie pour des causeries éducatives, puis de gestion et d’initiation à la gestion d’entreprise, adaptée à leur milieu, ensuite, les aider à élaborer des stratégies pour la promotion de leurs produits grâce à l’utilisation des TIC.

4. Création de cases communautaires des TIC

Les connaissances récoltées sur Internet permettent d’acquérir un savoir qui touche non seulement aux matières scolaires, mais également aux domaines de la santé et de l’agriculture, entre autres. Il est ainsi porteur d’un développement social, voire économique. Pour rendre cette activité possible, le CAPDA a identifié un certain nombre d’actions qui seront mises en œuvre dans le cadre de l’organisation de séance d’éducation et des formations des personnes en situation défavorisée et les différentes étapes d’évaluation de ce type d’action en zones sensibles ou rurales.

Cette population constitue la masse de base, celle vers laquelle est orientée tout développement. La mobilisation sans laquelle il ne peut y avoir un véritable développement. Le minimum visé représente plusieurs centaines de mille de personnes. C’est le cœur même de l’informel, secteur incontournable pour un décollage réel de l’économie des pays en développement. Ce projet cherche à être une rationalisation de petites initiatives en lui conservant sa dynamique propre et en lui assurant un encadrement souple et adapté.

Pour renforcer les chances de succès de ce projet, une stratégie participative sera choisie car :
· L’action est basée sur la sensibilisation et le dialogue des jeunes, des artisans et des collectivités locales,
· L’appel est fait à l’homme en vue de son adhésion et sa collaboration au projet,
· L’objectif visé est que cette personne soit l’auteur de son développement profond.
· Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales, régionales ou locales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales.
· Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire.

Le contenu local est l’expression et la communication d’un savoir de la communauté qui est approprié à la situation de la communauté et présente des opportunités pour les membres de la communauté d’agir les uns sur les autres et de communiquer entre eux, en exprimant leurs propres idées, connaissances et culture dans leurs propres langues. En ce sens, une case communautaire peut être vu comme une ressource cruciale de l’information et de communication pour l’ensemble de la communauté, en soutenant le but de l’accès universel à la société de l’information en développement.

Texte de référence:

Autre exemple:

SMSI 2003 – 2005

International Conference on ICT for Development Education and Training
UNCC, Addis, Ababa, Ethiopia, May 24 -26 2006
http://www.elearning-africa.com/

http://www.arenotech.org

Bibliothèque de la Ville 2006