Les régions, actrices du changement économique

Innover grâce à la Politique régionale européenne

Bruxelles, 12 – 13 Juin 2006

schemaCette conférence, organisée par DG REGIO est la première d’une série tentant de favoriser l’innovation et la recherche en Europe car ce sont les moteurs de la croissance économique. Cette conférence réunira les personnes s’occupant des fonds structurels mais aussi des entreprises, des organisations commerciales, des universités, des experts sur les TIC, et les réseaux impliqués dans la recherche, l’innovation et le transfert de connaissances. Pour résumé, tous les acteurs intéressés par le développement de l’Europe grâce à la recherche et à l’innovation étaient les bienvenus.

Le développement de « clusters » est aujourd’hui indispensable. Un Cluster est un réseau géographique réunissant tous les acteurs d’un domaine donné entre eux, que ce soit des entreprises, des prestataires de services ou encore des institutions. Ces clusters permettent de valoriser la région sur le plan économique. Les clusters favorisent en effet la productivité des entreprises qui y participent tout en augmentant leur capacité à innover, ce qui leur permet d’avoir une meilleure productivité sur le long terme. Les clusters sont donc très importants à la fois pour les régions européennes les plus compétitives mais aussi pour les régions qui doivent rattraper un retard important en termes de développement économique.

La matinée du 12 juin fut consacrée à la thématique : « Créer le bon environnement »

I. « Créer le bon environnement »

La première matinée de la conférence fut consacrée à ce thème. Voici les meilleures pratiques qui y ont été présentées.

  • Cluster Alpine Network, Tyrol du Sud, Italie

Le Tyrol du Sud à développé CAN (Cluster Alpine Network) qui est un réseau se donnant pour but d’aider à la réalisation d’idées innovante (http://www.can-suedtirol.it/). Ces innovations doivent permettre au Tyrol du Sud de développer des clusters, d’aider ses PME, de se développer, de s’internationaliser. Pour ceci, CAN se divise en plusieurs secteurs (IT, bois et technologie, construction, environnement) qui sont ensuite eux-mêmes redivisés en sous secteurs. Jusqu’à maintenant, les résultats sont positifs : développement de 4 clusters, de 40 projets coopératifs, de 300 entreprises à l’intérieur de ces clusters, de 16 nouveaux produits et 12 services. De plus, le succès est également politique : un département de la R&D a été créé, le terme « cluster »est maintenant défini par la loi et il existe des financements spécifiques pour les clusters. Pour arriver à ce succès, beaucoup d’éléments ont du être pris en compte : la masse critique, la composante sociale, l’utilisation de l’expérience régionale, le budget. Pour résumer, pour développer au mieux l’innovation, la région doit se concentrer sur les avantages qu’elle possède, sur son identité et sur son expérience passée te adapter tout ceci avec une organisation, un budget, des projets adaptés.

Source: http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1a_schopf.ppt

  • InnoEnvi, Finlande

Le projet InnoEnvi financé par InnoElli.

En Finlande, le niveau d’expertise est très élevé mais la taille des entreprises est très réduite. C’est pour cela qu’a été conçu ce projet de cluster InnoEnvi afin de permettre à ces PME de se regrouper afin de pouvoir accéder au marché international. Le projet couvre tout le sud de la Finlande. Les moyens de développement incluent la collaboration entre les différentes compagnies et les centres de savoir-faire ainsi que les nouveaux outils fournis par la société de l’information. Ce projet concrétise la collaboration entre le privé et le public et permet la transmission du savoir. InnoEnvi a permis d’étudié le savoir-faire environnemental existant, les marchés afin de pouvoir exporter des opportunités pour le cluster environnemental, a aussi créé cinq mini clusters supportés par des stratégies et des projets de développement, ainsi qu’un portail innovant pour la mise en réseau des acteurs. Le projet fur un succès car malgré le fait que la zone géographique était très vaste et le nombre d’entreprises très important, la mise en réseau, la mutualisation a fonctionné et a satisfait les attentes, s’il ne les a pas excédées.

Sources : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1a_hietaniemi.ppt

http://www.etela-suomi.fi/english/pdf/project_descriptions.pdf

  • Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne

La région Rhénanie du Nord-Westphalie a décidé de soutenir un programme de cluster afin de développer la région. Monsieur Hennicke a mis l’accent sur la nécessité de devoir différencier les activités ayant besoin d’innover afin d’arriver à un standard international et celles qui ont déjà une renommée internationale mais qu’il faut continuer à développer afin que soient réalisées des découvertes importantes, non pas juste pour la région mais bien à l’échelle mondiale. Le fait que ceci soit effectué par le gouvernement permet d’avoir une vue d’ensemble et de viser l’intérêt général.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1b_hennicke.ppt

  • La Vallée de l’Aviation, Pologne du sud-est

Cette région de la Pologne est la région européenne la plus pauvre. Pourtant elle a des avantages comparatifs : 70 ans de tradition dans l’industrie aérospatiale derrière elle, elle produit 90% de l’output polonais pour l’aéronautique, environnement économiquement rentable, excellente éthique de travail. De plus, des liaisons ferroviaires vers la Pologne de l’ouest et l’Allemagne seront réalisées dans les années qui viennent.

Les objectifs de ce pôle sont multiples : supporter l’industrie aérospatiale, développer une chaîne de production à prix abordable, influencer le système scolaire et construire des liens avec le monde universitaire, influencer le gouvernement afin qu’il soutienne cette industrie et enfin développer des partenariats avec d’autres régions européennes spécialisées dans l’aérospatial.

De fait, en trois ans, le pôle s’est énormément développé : quatre fois plus de membres, deux fois plus de vente et quasiment deux fois plus d’employés. On peut donc espérer que ce programme continue sa montée et permette de revaloriser la région ainsi que de développer le secteur aérospatial.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1b_darecki.pdf

  • Bioindustry Park del Cavanese, Italie

C’est un bioparc créé par les autorités, parc à 70% public. C’est système régional d’intégration pour les sciences de la vie, il propose des solutions de financement personnalisées. Ce parc est en réseau tant au niveau local que national ou bien encore international. Le bioparc et l’incubateur biologique regroupent plusieurs domaines de compétence (chimie, biologie moléculaire, bioinformatique…) ainsi qu’un bouquet de services aidant aussi bien les entreprises à se développer (administration, locaux etc.) qu’à mettre en place un laboratoire de recherche. Tout au long de leurs parcours, les entreprises sont soutenues et aidées. De plus, l’ensemble fonctionne également comme un centre d’apprentissage et de transfert des connaissances. Jusqu’à maintenant, l’investissement dans ce bioparc a toujours été croissant et même si le public investit plus que le privé, le privé semble aussi croire en la réussite du projet vu ses investissements. La bonne nouvelle, c’est que le bioparc déclare être très proche d’arriver à s’autofinancer. Dans les dernières cinq années, le bioparc a créé 140 nouveaux emplois. Aujourd’hui, le parc soutient 17 start-ups, a déposé plus de 25 brevets, a organisé plus de 110 événements et publié plus de 100 articles.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1c_conicella.ppt

  • Wetsus, Pays-Bas

Première initiative aux Pays-Bas rapprochant la biotechnologie et la technologies de séparation, l’eau potable et les eaux usagées et les problème publics et privés liés à l’eau. Ce projet a été créé par des doctorants et financé par des entreprises, des universités et enfin l’Etat. la recherche contribue en premier lieu à faire avancer les industriels. Leur objectif principal est de trouver des solutions aux problèmes généraux d’approvisionnement en eau, ceci grâce à l’innovation et à la collaboration, faisant de Wetsus le centre européen d’excellence en ce qui concerne le développement durable pour l’eau. pour ce faire, les thèmes de recherche sont très variés : nanotechnologie, désinfection, cristallisation, chimie analytique… En conclusion, Wetsus emploie déjà une cinquantaine de personnes et est en constante évolution. Wetsus attire dans la région des personnes hautement qualifiées et attire également de nouvelles entreprises.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w1/wks1c_euverink.ppt

II. Renforcer la collaboration entre les acteurs des secteurs public et privé

Durant cet après-midi plusieurs exemples de renforcement de la coopération privé-public ont été évoqué.

  • Brussels Regional Investment Compagny S.R.I.B (Compagnie d’investissement régional de Bruxelles)

Créée en 1984, cette compagnie, financée à 76% par la région Bruxelles-Capitale, a pour mission de soutenir de développement d’entreprises basées à Bruxelles. Pourquoi cette compagnie ? Parce que le marché ne fonctionne pas bien tout seul. Il est dur pour les entreprises d’accéder à des financements car les banques en restent la source principale et elles n’ont pas les même attentes que les start-ups. S.R.I.B tente de promeut l’équité ainsi que l’accès aux capitaux et au micro-financement pour les start-ups. Pour ce faire, S.R.I.B travaille avec le fonds bruxellois qui permet aux entreprises d’être assurées de trouver un crédit bancaire. Les financement vont aussi bien aux start-ups débutantes qu’aux expansions de capital et aux entreprises n’ayant pas forcément un fort potentiel de croissance. Le but est de valoriser la région et d’avoir des retours sur investissements.

SRIB a investit dans plus ou moins 250 entreprises dans des secteurs très divers. SRIB continue de se développer, un nouvel outil financier a été créé en mars 2006 afin de faciliter le financement au long terme des PME implantées sur Bruxelles.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2a_vilain.ppt

  • Agence IDEA, Andalousie, Espagne

IDEA est l’agence de développement régional de la province autonome d’Andalousie (agence gouvernementale donc). L’agence propose des micro-financements, sert de garantie pour les prêts, et soutient les entreprises à risque. L’agence a aussi créé Invercaria, une entreprise publique, ayant pour but de développer et promouvoir les instruments assurant des financements aux entreprises en Andalousie. L’aide aux entreprises se fait entres autres par des prêts d’honneur. Si l’entreprise réussit, elle reversera la somme nominale prêtée et 20% des plus-values, si elle échoue elle ne sera en rien redevable.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2a_velaquiriga.ppt

  • CONNECT Baltic Sea Region Norvège

Objectif premier : aider les entrepreneurs et les PME à réaliser leurs idées, accélérer l’accès à l’expertise, aux partenaires et au capital, développer un réseau d’experts dans cette région. Pourquoi ? Parce qu’il y a un décalage entre les investisseurs et les entrepreneurs et parce que la communication et la présentation des savoir-faire ne sont pas suffisantes. Connect est tout d’abord un réseau qui aide les différents acteurs à se rencontrer afin de favoriser l’avancement des choses à la fois parce que les entrepreneurs trouvent ainsi des sources de financement mais également du fait que les experts se rencontrent entre eux. Connect s’est très bien développé, il y a aujourd’hui 10 réseaux Connect dans dix différents pays, plus de 5000 experts en sont membres et 1000 emplois sont directement liés à ces réseaux.

Connect réduit les défaillances du marché et permet à la région baltique (qui est un petit marché) d’obtenir plus rapidement des opportunités à l’échelle mondiale.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2a_aasen.ppt

  • European University Association (Association de l’Université européenne)

La place des universités dans l’innovation doit être augmentée. L’université est en effet un lieu où les technologies de pointe sont formées , où le capital humain est très riche et où les mentalités futures peuvent être modelées grâce à son rôle éducatif. A terme , la recherche collaborative devra faire partie intégrante de l’excellence universitaire. Un des autres objectifs de l’EUA est de modifier les états d’esprit : les jeunes chercheurs doivent être au cœur du processus.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2b_smith.ppt

  • Plastic west midlands, Angleterre

But : assister l’industrie plastique dans la région ouest midlands et surtout ceux désirant utiliser de nouveaux matériaux plastiques et technologies. Cependant , entre le moment où le projet fut étudié et celui où il entra en fonction, le climat économique s’était modifié : les entreprises n’avaient plus le choix, elles devaient absolument innover pour survivre. Hors , peu d’entreprises possédaient déjà un robuste processus d’innovation. L’action de PWM fut d’aider les entreprises à maîtriser un nouveau processus leur permettant de budgétiser et planifier leur succès.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2b_harold.ppt

  • Pôle régional de conception et d’innovation (PRECI) Franche-Comté

Association créée par les pouvoirs publics en 1996. Elle a pour mission de favoriser le transfert technologique et de développer la recherche dans les domaines de l’ingénierie de conception et d’innovation. Le pôle s’occupe aussi bien d’actions industrielles que de recherche et développement. Les actions industrielles consistent en des journées d’information et de sensibilisation , du conseil et de la veille. La recherche quant à elle est faite de recherche appliquée , de création de tutoriaux et d’investissement dans du matériel. Les problèmes qui se posent sont les manques de disponibilité et de motivation des partenaires , le décalage entre les attentes de la recherche et celles des entreprises. De plus , certaines procédure administratives sont très lourdes et les entreprises sont très sollicitées , tout cela ne favorisant pas leur engagement. Néanmoins , les perspective de développement grâce aux pôles de compétitivité valent largement les difficultés à surmonter.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2b_weite.ppt

  • Proton Europe , Bruxelles

Actions : innovations à partir de la recherche publique , certification et recherche collaborative. L’économe de la connaissance se tourne de plus en plus vers « l’innovation ouverte ». On entend par innovation ouverte la collaboration entre différentes entités qui va donner lieu à la création de nouveaux marchés non existants en innovation fermée. Arriver sur le marché en premier n’est plus le but premier , de même que l’innovation par une entreprise peut être bénéfique à d’autres , le business plan en revanche est très important. Cependant , pour profiter de cette nouvelle économie de la connaissance , un changement de mentalité est nécessaire.

Conclusion : l’économie de la connaissance nous amène vers des services et produits toujours plus sophistiqués combinant de nombreuses technologies. Pour pouvoir rester dans la compétition , les universités , les entreprises et les plus larges unités doivent être réunies. De même qu’un pont entre les sciences humaines et la technologie , le privé et le public doit être réalisé. L’économie de la connaissance doit également devenir performante en grâce à la formation , l’éducation et le développement de meilleurs outils tel que les brevets.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2c_capart.ppt

  • IP Wales, Pays de Galles, Angleterre

L’économie galloise repose quasi entièrement sur les PME (sur un peu plus de 7000 entreprises, seules 130 ne sont pas des PME). IP Wales se donne donc comme objectif d’aider les PME à comprendre les avantages de l’IP, les aider à protéger ses acquis et enfin les aider à les commercialiser. S’il existe 14 Patlib (centre d’information sur les brevets), IP Wales est le seul dans la région galloise. IP Wales a jusqu’à maintenant soutenu 162 projets de PME a contribué au dépôt de brevets, de marques et de labels. Aujourd’hui pour des PME basées sur la connaissance, le succès ne peut être atteint que si l’organisation est bonne, les financement présents et l’accès aux connaissances et au savoir-faire maîtrisée.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2c_mcgarry.ppt

  • Danish Patent and Trademark office (Agence danoise des brevets et marques), Danemark

Ce centre fournit toute l’information stratégique en ce qui concerne la protection de la technologie et des identifiants commerciaux. Pour cela, une hotline gratuite est à disposition des entreprises et des réunions régionales et par domaines sont organisées. De plus, l’agence intervient également dans les universités et de nombreux événements afin de propager l’information. En plus de ces services gratuits, l’agence propose des cours et des conférences pour les personnes intéressées. L’agence s’occupe également de projets tels que l’Ipscore et l’Ipaudit. Il a été mis en place une page d’accueil pour les entrepreneurs et l’agence s’occupe également de l’échange de connaissances.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w2/wks2c_mayntz.ppt

III. Etablir des partenariats et maximiser les synergies

Cette session s’est tenue le mardi 13 juin de 10h à 12h.

  • Université de Maastricht, Pays-Bas

Tout d’abord, le fait que l’Europe soit une union monétaire a des conséquences macro-économiques importantes : un pays ne peut plus changer son salaire minimum sans affecter le taux de chômage des pays voisins et il faut faire attention à ne pas promouvoir une « course vers le bas » en ce qui concerne l’état providence, les politiques sociales et de taxation. De plus, si jusqu’à maintenant les objectifs européens ont été traduits par des objectifs nationaux, c’est l’inverse qui devrait se produire : la diversité régionale doit être un facteur d’activation pour les politiques du savoir.

Cependant, l’UE est bien plus qu’une simple union monétaire, il doit exister une cohésion sociale entre les différents pays. Si aujourd’hui cette cohésion est plus importante entre pays, les différences à l’intérieur des pays s’accroissent, de plus la solidarité européenne est remise en question avec les élargissements. La politique de cohésion sociale est donc à nouveau questionnée sur son bien fondé. La diversité régionale est liée à de nombreux facteurs, il est donc très difficile de trouver des solutions s’adaptant à l’ensemble du groupe ou tout simplement de trouver des solutions. Les implications sur la cohésion sociale de la stratégie de Lisbonne et de l’économie de la connaissance n’ont pas été assez étudiés.

Néanmoins, il est possible de mettre quatre facteurs en avant en ce qui concerne la croissance et le développement régional : la qualité de la formation du capital humain, l’ouverture à l’international et la capacité de connexité de la recherche, la puissance locale de la performance innovatrice et la capacité d’absorption.

En conclusion, les cibles de la stratégie de Lisbonne furent tout d’abord inspirées par des statistiques nationales et politiques nationaux. Hors, l’économie du savoir ne connaît pas de frontières : le savoir est acquis, brassé dans le monde entier. Les régions sont les nouveaux points d’ancrages des activités liées à la connaissance. Le succès limité de la coopération transnationale montre le besoin d’une approche du bas vers le haut (« bottom-up approach). Les clusters régionaux sont donc la possibilité réussir la stratégie de Lisbonne.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3a_soete.ppt

  • Pannon Business Network, Pannonie de l’ouest, Hongrie

Les besoins des entreprises sont précis mais ils sont très rarement étudiés tandis que des moyens financiers sont disponibles : il suffit donc créer des liens entre ces deux éléments, c’est la raison d’être du réseau. Le réseau regroupe six clusters qui regroupent eux-mêmes 250 entreprises. De grandes compagnies font également partie du réseau grâce aux 23 parcs industriels regroupant 350 entreprises. Au total, le réseau compte donc plus de 600 entreprises. réseau a pour tâche d’initier des projets pour ses membres, de contribuer au développement de la qualité, de faciliter la fertilisation inter programmes et de faire du lobbying.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3a_barta.ppt

  • RIS NÖ Strategy, Basse-Autriche

Une de leur actions, celle qu’ils ont pris comme exemple est la création d’un poste « Assistant de l’innovation ». Ce programme, financé par la région a pour but de favoriser la capacité à innover des PME. Cet assistant doit être un nouvel employé et avoir terminé ses études supérieures il y a peu de temps, il doit être employé sur un projet spécifique et il sera par le programme pour une durée maximale de 15 mois. Ce programme est ouvert à toutes les PME de l’industrie ou dans les services reliés à l’industrie. L’assistant a obligatoirement reçu une formation spéciale dispensée à la Danube University Krems. Son coût sera pris en charge à hauteur de 50% pendant les huit premiers mois puis 35% pour les sept mois suivants. Ce programme existe depuis 2002 et il y a actuellement 49 assistants de l’innovation en fonction. Pour 71% des entreprises ayant eu recours à un de ces assistants, leur chiffre d’affaires a augmenté entre 5 et 50%. Le programme a donc réussi à créer des emplois à long terme pour les assistants en plus de créer de nouveaux postes. Pour la moitié des entreprises ayant recouru à ce service, leur gamme de produits s’est élargie de plus de deux produits.

Le programme est donc un véritable succès.

Plus de données statistiques sur : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3a_priedl.ppt

  • La région de la mer baltique

En 2004, plusieurs initiatives internationales ont été lancées dans cette région. L’Initiative Mer Baltique 2010 a pour but de promouvoir des concepts régionaux dans toute l’ensemble des régions de la mer baltique, d’identifier et promouvoir les potentiels (en innovation), d’établir proactivement une perspective globale et d’impliquer les parties prenantes dans l’ensemble du processus. La seconde initiative, la « Northern Cluster Alliance », est un réseau de structures de l’innovation ayant une responsabilité opératrice nationale. Ce réseau met l’accent sur les systèmes innovants et performants ainsi que sur la facilitation du développement de clusters. ScanBalt est un réseau des réseau qui a été lancé par le Centre de l’innovation nordique. Ses objectifs sont de donner une image d’entreprise à la ScanBalt biorégion, d’attirer des ressources humaines et financières, de coordonner les efforts communs en matière de recherche, éducation, transfert de technologies, innovation et développement économique et enfin de créer une plate-forme afin de faciliter le dialogue entre les différentes entités et réseaux et entre ces entités et les institutions supranationales.

En conclusion, pas une seule action ou ligne de pensée linéaire ne suffira face à la complexité de la création de savoir, à la diversité des régions et à la commercialisation.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3b_lund.ppt

  • Cumbria County Council (conseil du comté de Cumbria), Angleterre

Le paradoxe : les régions en retards semblent ne pas investir assez en R&D et ont des problèmes à utiliser l’argent public destiné à la R&D. Le conseil de comté met en relation de degré de connexité et celui de performance concurrentielle, sans trouver de relation frappante. La productivité d’une région est mesurée avec de nombreux indicateurs tels que la productivité, les dépenses en R&D, le niveau d’éducation…On observe non pas des variations entre le centre et les périphéries mais bien entre les différentes régions. Les régions compétitives sont celles dont les acteurs publics et privés peuvent collaborer à l’intérieur et à l’extérieur de la région, et les partenariats territoriaux et européens sont très importants. La question semble être encore plus compliquée pour les régions rurales, qui bien que possédant souvent des talents en ce qui concerne l’innovation et la résolution de problèmes, ces talents ne sont pas mobilisés et regroupés. Les connections ne doivent pas seulement être physiques mais aussi virtuelles, l’intervention publique doit être concentrée sur les connaissances et non sur les infrastructures, enfin, la rétention des richesses est aussi importante que la création de celles-ci. Etre connecté avec d’autre régions européennes permet de résoudre en collaborant les problèmes, d’échanger les idées et les talents et de créer des opportunités d’affaire. Le programme Tower et le projet Criprede tentent tous deux de favoriser cette collaboration.

En conclusion, l’innovation n’est pas seulement ce que développent les entreprises mais l’ensemble des nouvelles idées et approches accumulées dans un territoire.

Sources : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3b_hill_part1.ppt

http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3b_hill_part2.ppt

  • Association Eurada, Bruxelles, Belgique

L’ERDF (fonds européen de développement régional) à un rôle de catalyseur, de tremplin, de relia vis-à-vis des autres sources financement et des politiques européennes. Par le passé, l’ERDF a financé les régions afin qu’elles rattrapent leur retard en termes d’infrastructures et à soutenu les investissements productifs. Dans le futur, l’ERDF apportera une forte influence dans le financement de sept domaines clefs (ingénierie financière, réseaux d’affaires et de centres/pôles de compétitivité, innovation…). Pour résumer, le rôle de l’ERDF évolue énormément. Il passe d’un promoteur aux niveaux national et régional à celui d’un observateur et acteur à l’échelle européenne. Pour terminer, les acteurs nationaux et régionaux ne devraient pas seulement porter attention aux gros financements européens mais au contraire prendre en compte toutes les opportunités de financement qu’elles soient nationales ou européennes.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3c_evrard.ppt

  • Technology Foundation Berlin (TSB), Allemagne

Après la réunification allemande en 1991, Berlin a du faire face à une rapide dé-industrialisation, une perte importante d’emplois, des milliers de SME et seulement quelques rares grandes compagnies étaient restées. De l’autre coté, le potentiel scientifique et culturel était énorme. Aujourd’hui Berlin a quatre universités, six grands parcs high tech et de nombreux instituts de recherche et hôpitaux.

TSB est une institution neutre et indépendante à Berlin. Parmi ces principales activités figurent la promotion de la science, le transfert des technologies, des initiatives stratégiques pour les centres d’excellence, un dialogue stratégique avec les leaders de l’opinion, l’évaluation des marchés et de la technologie. TSB se veut au carrefour des domaines politique, économique et scientifique. L’un des objectifs principaux est de réussir à avoir une stratégie d’innovation cohérente acceptée par tous les acteurs concernés à Berlin (y compris le Sénat et autres décideurs clefs). La stratégie de TSB doit permettre à Berlin de s’imposer comme un centre leader de l’économie du savoir en Europe, de développer ses centres d’excellence vers un développement durable de la science et des clusters industriels.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3c_broich.ppt

  • CzechInvest, République Tchèque

La mission de CzechInvest est d’attirer les IDE, d’aider au développement des compagnies locales et d’améliorer l’environnement commercial. Pour ce faire, l’agence est en train de créer des clusters. Le premier cluster va bientôt voir le jour après la complétion de toute la réflexion qui s’est déroulée depuis 2004 Pour aider les cluster à se développer, le centre participera financièrement : 75% pendant la première années, 65% pour la deuxième et 35% pour le troisième. Ce financement ne prend en compte que les frais liés à l’administration des clusters. Il est ainsi prévu de mener à bien 29 projets de clusters dans des domaines aussi variés que les nanotechnologies, les énergies renouvelables ou bien encore le verre.

Plusieurs Ominpack ont été développés et fonctionnent actuellement.

Source : http://ec.europa.eu/regional_policy/conferences/innovating_june06/doc/w3/wks3c_lukasik.ppt

Conclusion

Cette conférence a permis de mettre en avant de nombreux points de réflexions et des exemples concrets qui tentent d’améliorer la productivité, la compétitivité en rendant les entreprises, les universités, les acteurs gouvernementaux plus efficaces grâce à la collaboration, à la mutualisation et à la prise de conscience de l’importance de l’identité régionale.

Anne Boultareau, chargée de mission du Réseau européen des Villes Numériques.