Le projet de Maison européenne du développement durable

LGV_2010Résumé

Responsabilité environnementale et sociale des décideurs publics, des entreprises et du tiers-secteur
Développement durable et stratégies territoriales: l’urgence prospective

Nom de l’auteur: GARCIA VITORIA Laura

Date de rédaction: 12/02/2007

Colloque du 12 février 2007 au Palais du Luxembourg – Salle Clémenceau
Responsabilité environnementale et sociale des décideurs publics, des entreprises et du tiers-secteur
Développement durable et stratégies territoriales : l’urgence prospective
Le projet de Maison européenne du développement durable.

La demande que nous ont adressé les organisateurs de cette journée en nous conviant à y intervenir était de faire état de nos expériences les plus expériences les plus récentes en la matière.

ARENOTECH (http://www.arenotech.org) regroupe aujourd’hui plus de 5000 enseignants et chercheurs et a organisé plus de 500 rencontres en Europe, ce qui nous a permis de développer et surtout d’accompagner un grand nombre de projets.

Pour ne pas être trop longue au travers de la conclusion de cette journée, je me limiterai donc au projet de loin le plus important, l’un de ceux qui nous tiennent incontestablement le plus à cœur.

Le premier impératif pour nous tous est clair : donner aux divers acteurs – qu’ils soient entrepreneuriaux, territoriaux, institutionnels – une vraie visibilité.

Aujourd’hui, nous le savons tous, nous sommes bien loin du compte !

Qui dans le grand public connaît les actions parfois plus que méritoires et en tout cas souvent fort innovantes d’un certain nombre d’entreprises ?

Pire, quels responsables publics connaissent les stratégies mises en œuvre dans les différentes régions d’Europe ? Bien sûr que non.

Nous avons donc appuyé et très largement participé au développement du projet de Maison européenne du développement durable, un lieu donc de pédagogie et d’information, de rencontre et d’analyses permettant à tous les européens de prendre la pleine mesure des actions déjà entamées et de celles à coordonner d’urgence à l’échelle de notre continent.

Mes récentes conférences à l’Institut européen de prospective technologique de Séville et au Centre Henri Tudor de Luxembourg m’ont permis de constater, après plusieurs dizaines d’autres présentations du projet, l’appui de nombreux chercheurs européens à ce projet.

Si nous souhaitons que la France accueille un tel lieu – et en même temps voit ses projets et des entreprises bénéficier de financements plus conséquents en ce domaine -, il nous faut aujourd’hui passer à la phase strictement opérationnelle du projet, à savoir pour l’essentiel trouver un lieu qui puisse l’accueillir.

En effet, Bruxelles et Madrid sont aujourd’hui candidates ; nous pensons quant à nous qu’un tel dispositif pourrait permettre à Paris à de nouvelles initiatives indispensables pour poursuivre la construction européenne.

Les équipes sont constituées, un premier calendrier a été retenu dans ses principales composantes, des financements européens semblent disponibles : cet espace peut donc dès cet année permettre à tous les acteurs concernés d’y développer stratégies et projets.

Il s’agit, au travers de ce projet, de mettre à la disposition des entreprises et des collectivités territoriales européennes un espace qui leur soit pleinement dédié, ainsi qu’un ensemble de services en vue de promouvoir leurs initiatives sous forme d’expositions et de présentations au travers de divers supports médiatiques et informationnels.

Le RVN entend promouvoir également, au travers de sa participation à ce projet, un nouvel espace dédié à l’innovation en Europe et aider, en étroite liaison avec les milieux de l’enseignement et de la recherche, à la constitution de réseaux d’excellence et de pôles de compétence. On pensera ici notamment à un espace de l’innovation et de la prospective permettant de suivre les réalisations et les projets tant des grandes métropoles internationales que des territoires qui entendent développer outils numériques et technologies de la connaissance, tout en renforçant la gestion de leur propre identité et la maîtrise de leur aménagement.

A l’heure des multiples débats actuels, un lien direct avec les consommateurs et les usagers s’avère essentiel pour développer avec eux un dialogue durable par le biais de rencontres régulières afin de les sensibiliser et de les informer. Il convient de même de valoriser et rendre plus lisible les actions menées en ce domaine, de développer une véritable communication à l’échelle européenne au travers de stratégies et d’outils nouveaux.

Au-delà des espaces de rencontre et d’échange et d’une salle de consultation en ligne, la création d’un tel agora des savoirs et de partage des bonnes pratiques se veut un lieu emblématique des nouveaux espaces de transmission des connaissances nécessaires aux dynamiques et synergies développées à l’échelle des territoires.